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Cloison acoustique : le guide pour bien choisir en open space

Une cloison acoustique de bureau atténue la voix directe entre deux postes de 3 à 6 dB, à condition de dépasser la tête des occupants et d’absorber sur ses deux faces. Elle ne supprime ni la réverbération du plafond ni le bruit qui la contourne : elle complète un traitement acoustique, elle ne le remplace jamais.

Selon l’INRS, un salarié en open space perd jusqu’à 30 minutes de concentration par jour à cause du bruit, et l’enquête Ifop menée pour la JNA estime que plus d’un actif sur deux se dit gêné par le bruit sur son lieu de travail.

ACOUSTELIO conçoit des panneaux acoustiques sur-mesure en feutre PET, absorption NRC 0,85 mesurée et classement feu B-s1,d0, avec devis personnalisé sous 48 h. Nous ne vendons pas de cloisons : ce guide vous dit honnêtement où elles fonctionnent, et où elles déçoivent.

Le marché de la cloison acoustique promet beaucoup : des bureaux calmes, des équipes concentrées, le tout sans travaux. La réalité mesurée est plus nuancée, parce qu’un écran ne bloque que le son qui le traverse en ligne droite. Le reste contourne, rebondit au plafond et revient.

Chez ACOUSTELIO, nous fabriquons des panneaux acoustiques sur-mesure pour murs et plafonds, pas des cloisons. C’est précisément pour cela que ce guide peut être neutre : nous n’avons rien à vous vendre dans ce rayon. En revanche, nous intervenons sur des dizaines de plateaux où des cloisons ont été installées, parfois avec succès, parfois pour rien. Voici ce que les mesures montrent.

À quoi sert une cloison acoustique dans un open space ?

Une cloison sert à bloquer la propagation directe de la voix entre deux zones de travail proches. Elle agit comme un obstacle physique doublé d’un matériau absorbant, mais elle ne réduit pas la réverbération globale du plateau.

Le bruit d’un open space vient d’abord des conversations : la voix humaine émet environ 60 dB(A) à un mètre en discussion normale, et c’est le signal le plus distrayant qui soit pour un cerveau au travail. L’INRS classe d’ailleurs le bruit des bureaux ouverts parmi les facteurs de fatigue et de perte de performance cognitive, avec des baisses d’efficacité mesurées sur les tâches de mémoire et de rédaction. Nous avons détaillé ces mécanismes dans notre article sur le bruit en open space.

Concrètement, une cloison bien choisie joue sur trois tableaux :

  • Effet d’écran : elle coupe le trajet direct du son entre la bouche de votre voisin et votre oreille
  • Absorption : ses faces en matériau poreux captent une partie de l’énergie sonore au lieu de la renvoyer
  • Signal comportemental : elle délimite visuellement les zones, et les gens baissent spontanément la voix dans un espace segmenté

Donc oui, la cloison a sa place. Mais elle traite la transmission directe, pas la réverbération, et cette distinction conditionne tout le reste de votre projet.

Quelles sont les grandes familles de cloisons acoustiques ?

Il existe quatre familles de cloisons pour le bureau : la cloisonnette de bureau fixée entre les postes, la cloison mobile sur pied, la cloison amovible toute hauteur et la cabine acoustique fermée. Leurs performances vont de 3 dB à plus de 40 dB, et leurs prix de 80 € à 15 000 €.

Écran de séparation en feutre acoustique entre deux postes de travail

  • Cloisonnette de bureau : écran de séparation vissé ou pincé sur le plateau, entre deux postes qui se font face ou côte à côte
  • Cloison mobile sur pied : paravent autoportant que l’on déplace pour isoler un îlot, un coin appel ou un espace d’accueil
  • Cloison amovible toute hauteur : paroi démontable qui ferme un volume du sol au plafond, vitrée ou pleine
  • Cabine acoustique : box fermé d’une à six places pour les appels, les visios et les réunions courtes

Le tableau suivant résume ce que chaque famille apporte réellement, avec des fourchettes de prix constatées sur le marché français.

Type de cloison Atténuation réelle Usage pertinent Prix indicatif
Cloisonnette de bureau 3 à 6 dB si elle dépasse la tête Couper la voix directe entre postes proches 80 à 300 € l'écran
Cloison mobile sur pied 4 à 8 dB dans la zone protégée Isoler un îlot, créer un coin appel 200 à 800 € le module
Cloison amovible toute hauteur Rw 30 à 45 dB selon la paroi Fermer un bureau ou une salle 150 à 400 € le m² posé
Cabine acoustique 25 à 35 dB perçus porte fermée Appels, visios, concentration ponctuelle 3 000 à 15 000 € l'unité

Retenez l’ordre de grandeur : entre la cloisonnette à 4 dB et la cabine à 30 dB, il y a un monde. Et comme 10 dB de moins correspondent à une sensation de bruit divisée par deux, choisir la mauvaise famille revient à payer pour un résultat inaudible.

Que fait vraiment une cloisonnette entre deux postes ?

Une cloisonnette de bureau atténue la voix directe de 3 à 6 dB entre deux postes proches, à condition de dépasser la tête des occupants assis d’au moins 30 cm. En dessous de cette hauteur, son effet acoustique est quasi nul.

Cloison acoustique mobile sur roulettes séparant deux zones de bureau

Pourquoi si peu ? Parce que le son est une onde, et qu’une onde contourne les obstacles. La part de la voix qui passe au-dessus de l’écran se diffracte et redescend vers votre oreille. Une autre part monte vers le plafond, s’y réfléchit, puis retombe de l’autre côté comme si l’écran n’existait pas. C’est le chemin de réflexion plafond qui plafonne l’efficacité de tous les écrans bas.

Il faut donc juger la cloisonnette pour ce qu’elle est :

  • Ce qu’elle fait : couper le trajet direct de la parole, réduire l’intelligibilité des conversations du voisin immédiat et limiter l’effet de sursaut
  • Ce qu’elle ne fait pas : baisser le niveau sonore global du plateau, stopper un rire à 8 mètres ou remplacer un plafond absorbant
  • Ce qui la rend utile : un plafond déjà traité au-dessus d’elle, sinon la réflexion haute annule son travail

Autrement dit, 3 à 6 dB sur la voix directe, c’est réel et c’est perceptible entre deux postes qui se font face. Mais vendue seule comme solution miracle pour un plateau de 40 personnes, la cloisonnette est une déception programmée.

Comment choisir une cloison acoustique efficace ?

Le choix d’une cloison de bureau repose sur quatre critères mesurables : la hauteur au-dessus de la tête, l’absorption des deux faces, la largeur de recouvrement et la stabilité du lestage. Le design vient après, jamais avant.

Cabine acoustique fermée installée dans un open space

Sur nos projets d’accompagnement, nous voyons systématiquement les mêmes questions revenir. Voici la grille que nous appliquons :

  • Hauteur : visez 1,40 m à 1,60 m depuis le sol pour des postes assis, soit 30 à 40 cm au-dessus des têtes ; pour séparer des zones debout, il faut monter à 1,80 m minimum
  • Absorption des deux faces : exigez un matériau poreux type feutre PET sur chaque face, avec un coefficient d’absorption élevé (αw ou NRC proche de 0,8), sinon l’écran renvoie le bruit vers son émetteur
  • Largeur : l’écran doit couvrir toute la largeur du bureau et idéalement la déborder, parce que le son contourne aussi par les côtés
  • Lestage et stabilité : une cloison mobile légère se renverse, se déplace et finit dans un couloir ; un piètement lesté garantit qu’elle reste là où elle sert

Ajoutez deux critères de bon sens : un classement feu adapté à votre bâtiment, et une masse surfacique suffisante pour les modèles censés bloquer (une toile tendue de 2 cm ne bloque rien). Quand un fournisseur ne publie ni coefficient d’absorption ni indice d’affaiblissement, c’est en général qu’il n’a rien mesuré.

Quelles erreurs ruinent un projet de cloisons en open space ?

Les deux erreurs les plus fréquentes sont la cloison réfléchissante en plexiglas et la hauteur insuffisante. Dans les deux cas, l’entreprise paie un équipement qui ne change rien aux mesures.

Open space combinant îlots de plafond absorbants et écrans entre bureaux

Le plexiglas d’abord. Les écrans transparents installés massivement depuis 2020 séduisent parce qu’ils préservent la lumière, mais une surface dure et lisse réfléchit le son au lieu de l’absorber. Résultat : la voix rebondit sur la paroi et revient amplifiée dans l’oreille de celui qui parle. Chez ACOUSTELIO, nous constatons sur nos projets que les plateaux équipés d’écrans en plexi sonnent parfois plus durs qu’avant leur installation, parce qu’on a ajouté des mètres carrés réfléchissants dans un espace qui en comptait déjà trop.

Les autres pièges classiques méritent une liste :

  • Hauteur décorative : un écran de 30 cm au-dessus du plateau sépare visuellement, mais il laisse passer la voix au-dessus des têtes
  • Cloisons sans plafond traité : le son passe par la réflexion haute, et l’investissement en écrans est neutralisé
  • Achat au look : choisir la couleur avant les données d’absorption, c’est acheter du mobilier, pas de l’acoustique
  • Multiplication anarchique : truffer le plateau de paravents sans zonage cohérent crée un labyrinthe qui gêne la lumière sans calmer le bruit

Et en 2026, la densification liée au flex office aggrave la facture : plus de personnes au mètre carré, donc plus de voix simultanées, donc des écrans encore plus vite débordés s’ils sont mal dimensionnés.

Pourquoi traiter le plafond avant d’ajouter des cloisons ?

Le plafond est la plus grande surface réfléchissante d’un open space, et il court-circuite toutes les cloisons basses. Le traiter en premier est donc la décision la plus rentable d’un projet acoustique.

La logique est géométrique. Chaque poste de travail voit le plafond, et chaque voix s’y réfléchit avant de retomber trois îlots plus loin. Tant que cette surface reste dure, le niveau sonore global du plateau ne baisse pas, quel que soit le nombre d’écrans installés en dessous. C’est pourquoi les acousticiens dimensionnent d’abord l’absorption en partie haute, avec des dalles, des îlots ou des baffles suspendus au plafond, avant même de parler de séparation entre postes.

Les ordres de grandeur à connaître :

  • Surface utile : traiter 15 à 30 % de la surface des murs et du plafond suffit généralement à transformer l’ambiance d’un plateau
  • Résultat mesurable : sur nos chantiers, la réverbération baisse en moyenne de 50 % après traitement
  • Complémentarité : plafond absorbant et écrans ne font pas le même travail, le premier baisse le niveau global, les seconds protègent le poste

Chez ACOUSTELIO, nous constatons sur nos projets qu’un plafond traité rend les cloisonnettes existantes soudain efficaces : privée de son chemin de réflexion haute, la voix ne peut plus contourner l’écran par le dessus. L’ordre des travaux change littéralement le rendement de chaque euro investi.

Comment combiner écrans, plafond et zonage selon la NF S31-080 ?

La norme NF S31-080 définit les niveaux de performance acoustique des bureaux ouverts français, et sa logique tient en trois mots : absorber, écranter, zoner. Aucun des trois leviers ne suffit seul.

Cette norme classe chaque type d’espace (bureau individuel, open space, salle de réunion) selon trois niveaux, courant, performant et très performant, avec des exigences croissantes sur la décroissance sonore et le temps de réverbération. Pour les plateaux ouverts, la démarche qu’elle induit est toujours la même. D’abord un plafond et des murs absorbants pour faire chuter la réverbération. Ensuite des écrans correctement dimensionnés entre les postes pour la voix directe. Enfin un zonage qui éloigne les activités bruyantes des zones de concentration : machine à café d’un côté, équipes au téléphone regroupées, et réunions basculées dans des salles fermées dont nous avons détaillé le traitement dans notre guide de l’acoustique des salles de réunion.

Ce triptyque est aussi un argument budgétaire, parce que le coût social du bruit en France est estimé à 147 milliards d’euros par an par l’ADEME et le Conseil national du bruit, dont une large part en perte de productivité. Un plateau conforme au niveau performant de la norme se construit donc par étapes :

  • Absorber : plafond et panneaux muraux en feutre PET, ciblés sur les zones de réflexion
  • Écranter : cloisons et écrans hauts d’au moins 1,40 m, absorbants sur les deux faces
  • Zoner : cartographier les usages bruyants et calmes, puis organiser le plan en conséquence

Notre page dédiée à l’acoustique des bureaux détaille cette méthode complète, du diagnostic au calepinage des panneaux.

Questions fréquemment posées sur les cloisons acoustiques de bureau

Quelle hauteur pour une cloison acoustique entre deux postes ?

Une cloison acoustique doit dépasser la tête des occupants assis d’au moins 30 cm pour être efficace, soit une hauteur totale de 1,40 m à 1,60 m depuis le sol. En dessous, la voix passe au-dessus de l’écran et l’atténuation devient négligeable. Pour séparer des zones où l’on circule debout, comptez 1,80 m minimum. La hauteur ne fait pourtant pas tout : un écran haut mais réfléchissant renvoie le son au lieu de l’absorber, et un écran haut sous un plafond dur reste contourné par la réflexion haute. Hauteur suffisante, faces absorbantes et plafond traité forment un ensemble indissociable.

Une cloison en plexiglas est-elle efficace contre le bruit ?

Non, une paroi en plexiglas bloque les postillons mais pas le bruit, parce que sa surface dure réfléchit le son au lieu de l’absorber. L’énergie sonore rebondit sur la paroi et repart dans la pièce, parfois directement vers le locuteur, ce qui donne une sensation d’espace plus dur qu’avant. Les écrans transparents installés pendant la période sanitaire n’ont donc aucun effet positif sur le confort acoustique d’un plateau. Si la transparence est indispensable, réservez le vitrage à une partie haute limitée et associez-le à des faces absorbantes en matériau poreux, ou compensez par un traitement renforcé du plafond juste au-dessus.

Combien coûte une cloison acoustique de bureau ?

Comptez 80 à 300 € pour une cloisonnette de bureau, 200 à 800 € pour une cloison mobile sur pied, 150 à 400 € le m² posé pour une cloison amovible toute hauteur et 3 000 à 15 000 € pour une cabine acoustique. À budget égal, la question à se poser est celle du rendement : équiper 20 postes d’écrans à 200 € coûte 4 000 €, soit le prix d’un traitement de plafond qui, lui, baisse le niveau sonore de tout le plateau. C’est pourquoi les acousticiens recommandent de chiffrer plafond et écrans ensemble, puis d’arbitrer selon la surface et la densité d’occupation.

Faut-il installer des cloisons ou des panneaux muraux en premier ?

Traitez d’abord la réverbération avec des panneaux muraux et un plafond absorbant, puis ajoutez des cloisons là où la voix directe reste gênante. La réverbération concerne tout le monde sur le plateau, alors qu’une cloison ne protège que les deux postes qu’elle sépare. Traiter 15 à 30 % de la surface des murs et du plafond suffit généralement à faire baisser la réverbération de moitié, et ce socle rend ensuite chaque écran réellement efficace. L’ordre inverse, cloisons d’abord dans un volume réverbérant, produit la déception classique : beaucoup de mobilier, aucun changement mesurable au sonomètre.

Une cabine acoustique remplace-t-elle une salle de réunion ?

Une cabine acoustique remplace la salle de réunion pour les appels et les visios individuelles, mais pas pour les échanges à plusieurs de plus de 30 minutes. Porte fermée, une bonne cabine atténue 25 à 35 dB, ce qui garantit la confidentialité et soulage tout le plateau des conversations téléphoniques. En revanche, le volume intérieur réduit, la ventilation limitée et l’inconfort thermique la rendent inadaptée aux réunions longues. La cabine complète donc le zonage d’un open space, tandis que les vraies réunions se tiennent dans des salles fermées et traitées, avec panneaux absorbants dimensionnés pour la parole.

Que demande la norme NF S31-080 pour un open space ?

La norme NF S31-080 classe les espaces de bureaux français en trois niveaux de performance acoustique, courant, performant et très performant, avec des exigences sur le temps de réverbération et la décroissance sonore. Pour un open space, atteindre le niveau performant suppose de combiner un plafond fortement absorbant, des écrans entre postes correctement dimensionnés et un zonage des activités bruyantes. La norme n’est pas d’application obligatoire, mais elle sert de référence contractuelle dans les projets d’aménagement tertiaire et de base de dialogue avec les bureaux d’études. S’en inspirer, même sans certification, garantit une démarche complète plutôt qu’un achat de mobilier isolé.

Vous savez maintenant ce qu’une cloison peut faire pour votre plateau, et surtout ce qu’elle ne fera pas sans traitement du plafond et des murs. Si vous voulez chiffrer ce socle absorbant, panneaux muraux imprimés à vos couleurs ou baffles suspendus, demandez votre devis personnalisé : réponse sous 48 h, BAT validé avant production et livraison en 10 à 15 jours ouvrés.

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